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La vitamine D, de la carence à l'excès...

Si la plupart des chercheurs s'accordent à dire que les doses journalières de vitamine D préconisées sont inférieures aux besoins réels de la population, il existe des cas extrêmes où la vitamine D devient toxique.


Vitamine D carence et excès

Un homme de 54 ans a développé des lésions rénales après avoir pris des doses élevées de Vitamine D.


En plus d'une supplémentation très importante de 8 à 12 gouttes de vitamine D dosée à 1'000IU/goutte, l'homme a passé deux semaines au soleil à raison de 6 à 8 heures par jour. Lorsqu’on s’expose en été en maillot au soleil suffisamment longtemps pour obtenir une dose érythémale minimale (MED), ce qui correspond à une légère coloration rosée de la peau (pas un coup de soleil), on produit autant de vitamine D que l’on en recevrait en avalant 10 000 à 25 000 Ui de vitamine D2.

Sans connaitre la dose exacte de vitamine D que cette personne a reçue, naturellement et par supplémentation, il est très probable que celle-ci soit bien supérieur à 25'000 IU par jour, et cela pendant plus de deux semaines.

Un tel apport, s'il est relativement bien toléré par le corps lorsqu'il est naturel et dû à une exposition au soleil, semble devenir problématique lorsqu'il est associé à une prise très importante de vitamine D en supplémentation (de 8'000 à 12'000 IU /jour). Il s'agit toutefois de relativiser le cas extrême de cet personne pour se pencher sur le quotidien des gens moins extrême dans leur position:

Selon une étude américaine ayant suivi plus de 13'000 patients sur dix ans, une carence en vitamine D serait associée à un excès de mortalité de 26 %, toutes causes confondues.

Le scandale de la vitamine D


Au delà cette étude américaine, qu’il s’agisse de la France, de la Belgique, de la Suisse, ou du Canada, le diagnostic est le même : manque criant et très inquiétant de vitamine D, en particulier d’octobre en avril. En France, les déficits en vitamine D concerneraient en hiver 75 % des citadins français, ce qui les expose à un risque plus grand de fragilité osseuse et de maladies chroniques.


De quelle quantité de vitamine D avons-nous réellement besoin ?


Le minimum absolu est de 20 ng/mL ou (50 nmol/L). Néanmoins, idéalement, il faudrait pouvoir en permanence compter sur un minimum de 30 ng/mL (ou 75 nmol/L) et cela pour maintenir un niveau d'approvisionnement optimal des cellules et des tissus en vitamine D.

Par ailleurs, on estime que le corps utilise 5000 UI de vitamine D3 par jour. Pour maintenir des taux de calcifédiol supérieurs à 30 ng/mL, il est donc nécessaire d’ingérer au moins 1000 UI de vitamine D3 par jour.

Des chercheurs réunis récemment à Lausanne ont recommandé, en prévention des maladies osseuses, qu’il faut pour cela recevoir 800 à 1000 UI de vitamine D par jour, soit 4 à 5 fois plus que ce qui est aujourd’hui conseillé par les autorités sanitaires françaises à un adulte.

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